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Les 7 et 8 mars 2009, JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES : QU’EST-CE QUE TU FERAS QUAND TU SERAS GRANDE ? Thème choisi par le Collectif du 8 mars de la Vienne |
Programme
Samedi 7 mars - MJC Aliénor d’Aquitaine
17 h : Débat « Qu’est ce que tu feras quand tu seras grande ? »
19h : Moment convivial - restauration sur place
20h30 : projection Documentaire
Dimanche 8 mars - Marché des Couronneries
Rassemblement
Les femmes ont toujours travaillé : à la maison, à la ferme, à la boutique mais surtout à conquérir leur accès au monde du travail, garant de leur indépendance et de leur liberté comme le montre Simone de Beauvoir dans Le deuxième sexe …
Le travail féminin est parfois bienvenu dans la société (quand les hommes sont à la guerre ou quand la France a besoin d’elles pour se développer comme dans les années 60) et cet accès au travail a fait progresser leurs droits (1903, congé de maternité pour les employées des Postes – 1965, les femmes mariées sont enfin considérées comme des travailleuses à part entière – 1972, égalité –théorique- de rémunération entre les femmes et les hommes)…
Toutefois, qu’en est-il des progrès réels au regard des exigences d’égalité ?
Les femmes sont cantonnées principalement dans le tertiaire et dans les services à la personne et occupent une place infériorisée sur le marché du travail notamment du fait d’une minoration voir d’une négation des compétences dont elles disposent ou qui sont nécessaires pour occuper ces emplois. Les hommes gagnent 37% (chiffres INSEE)de plus que les femmes (44 % chez les ouvriers). Les femmes subissent beaucoup plus le temps partiel. A diplôme égal, elles ne font pas la même carrière, elles n’accèdent pas aux positions les plus élevées dans la hiérarchie : on utilise l’expression « plafond de verre » pour nommer cette espèce de frontière invisible. Par exemple, à la télévision, chez France 2, en 2007, sur 20 promotions, 5 seulement sont accordées à des femmes.
En ce qui concerne les études, les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons (68,4% obtiennent le bac général et technologique pour 57% seulement des garçons – chiffres EDUSCOL) mais elles choisissent moins les voies scientifiques ou les écoles d’ingénieurs que les garçons : pourquoi ?
La prégnance des modèles culturels est forte : les métiers techniques ou scientifiques ont une image masculine qui décourage les jeunes filles, de par leur propre choix (plus ou moins conscient) ou par pression sociale. Et pourtant, des études récentes (Revue Science, 2008) montrent, au niveau de l’Europe, que les filles, toujours en tête en lecture- écriture, rattrapent les garçons en mathématiques, voir les dépassent (en Islande + 14,5points pour les filles), lorsque le statut socio-culturel des femmes est bon alors que les garçons sont meilleurs lorsqu’il est mauvais (+ 22,6 pour les garçons en Turquie) !
Comment la prise de conscience de ces freins plus ou moins conscients peut-elle nous permettre d’envisager un autre futur ? Tout cela pose nombre de questions auxquelles nous devons réfléchir pour essayer d’apporter des réponses collectives à nos aspirations à une société plurielle et réellement égalitaire.
Signataires : Centre d’Information sur les Droits des Femmes, Collectif Poitevin pour les Droits des Femmes, Mouvement Français pour le Planning Familial, Pluri’Elles pour la parité, Union nationale des syndicats autonomes, Alternatifs, Parti communiste, Parti socialiste, Verts.