Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /2008 16:25

L'UNSA Fonctionnaires, convaincue de l'importance que revêt la modernisation de la fonction publique, a toujours défendu l'idée qu'il était nécessaire d'effectuer une mise à plat concernant les missions de service public.

Sa présence et sa participation aux travaux des différentes instances de concertation se sont toujours traduites par la volonté de faire évoluer la fonction publique dans l'intérêt commun des usagers et des agents.

Dans ce domaine, le gouvernement, pour répondre au programme proposé par le Président de la République, a décidé de mettre en place la révision générale des politiques publiques (RGPP).

L'UNSA-Fonctionnaires n'est pas hostile à l'idée que pourrait porter une telle initiative s'il en résultait une véritable débat avec les représentants des personnels qui jour après jour font vivre le service public.

Tel n'est malheureusement pas le cas.

Le Président de la République et le gouvernement se sont engagés dans une méthode qui méconnaît les principes même du dialogue social fondé sur une réelle concertation avec les organisations syndicales représentatives.

En ce sens, l'UNSA-Fonctionnaires qui dès l'automne dernier s'est investie dans les travaux menés dans le cadre des conférences gouvernementales, ne peut que condamner la méthode RGPP.

Les mesures brutales qui en découlent, assises sur une approche essentiellement budgétaire, ne lui apparaissent pas de nature à répondre de façon satisfaisante au défi que représente l'offre d'un service public de qualité à l'ensemble des citoyens sur la totalité du territoire.

Elles méconnaissent par ailleurs les personnels en les plaçant dans des situations dégradées au regard de l'exécution de leurs missions et de leurs conditions de travail ce qui risque in fine de nuire à la qualité du service rendu aux usagers.

L'UNSA Fonctionnaires appelle pour sa part une autre approche pour faire évoluer le service public. Elle revendique une méthode qui permette un véritable dialogue entre le gouvernement et les organisations syndicales représentatives.

 

Par UNSA UD 86 - Publié dans : unsa infos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /2008 16:20

Le 8 avril, à l'Ecole militaire à Paris, le ministre de la Défense Hervé MORIN, présentera aux responsables et chefs de corps du ministère de la Défense les conclusions de l'audit chargé de faire des propositions concernant la RGPP (révision générale des politiques publiques) et le Livre Blanc sur la défense et la sécurité.

Coupes sombres annoncées au sein du dispositif de la Défense

Entre 2008 et 2014, environ 33000 postes de militaires (1/8 des effectifs) et 19000 emplois civils (1/4 des effectifs) seront supprimés. Les activités externalisées représentant environ 17000 emplois, principalement civils, seront : l'alimentation, l'habillement, les essais et l'infrastructure.

Fermeture d'une trentaine de garnisons d'ici à 2012 et plus d'une dizaine de régiments dissous, abandon de 5 centres d'essais de la DGA.

Pour l'instant sur la Vienne seule l'école de gendarmerie de Châtellerault se trouverait dans l'oeil du cyclone.

Quelle « DEFENSE » pour demain ?

Sous couvert de MODERNISATION de l'ETAT, ces mesures d'externalisations et de restructurations vont détruire des dizaines de milliers d'emplois stables et statutaires, au profit d'entreprises privées recourant principalement à des emplois précaires ou sous rémunérés.

Devant l'ampleur des restructurations annoncées, l'ensemble des organisations syndicales et les personnels du Centre des Archives de l'Armement et des Personnels de CHATELLERAULT restent mobilisés.

Nous demandons à ce que les entités qui ne seront ni dissoutes ni déplacées, deviennent des centres d'accueil prioritaires pour le reclassement des personnels restructurés issus du même bassin d'emploi.

On peut le dire et il faut le dire:

Depuis 20 ans le Ministère de la Défense est en restructuration. Pour certains personnels c'est leur 5ème restructuration avec à la clé des déroulements de carrière dégradée, des changements de profession, parfois des familles éclatées, et des impacts financiers non négligeables.

La crainte est que cette réforme ne réponde uniquement qu'à une logique budgétaire.

 

Par UNSA UD 86 - Publié dans : unsa infos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /2008 16:18
Notre Conseil national qui s’est tenu les 19 et 20 mars a lancé la campagne des élections prud’homales, élections qui se tiendront le mercredi 3 décembre 2008.

Chacun le sait, ces élections vont revêtir cette année une importance toute particulière et rarement les enjeux auront été aussi déterminants. Certes, il s’agit avant tout d’élire des juges qui vont trancher les conflits du travail, mais en cette période où se discute la question de la représentativité syndicale, les élections prud’homales sont, de fait, l’indicateur majeur qui mesure l’influence respective et l’audience de chaque organisation syndicale. En effet, c’est le seul scrutin où tous les salariés peuvent voter.

Au moment où j’écris ces lignes, nul ne sait si les négociations entre partenaires sociaux sur la représentativité syndicale vont aboutir. Cela paraît peu probable tant les points de vue paraissent éloignés. En cas d’échec, la main reviendra au gouvernement.

Quelques réflexions sur cette négociation. Dans un pays aux relations sociales apaisées, il n’aurait pas été absurde, d’entendre le point de vue de l’UNSA. Ce n’est pas se hausser du col que de penser que, sans l’émergence de l’UNSA, l’arrêté de 1966 aurait encore de beaux jours devant lui et l’on ne débattrait pas aujourd’hui de son abrogation. Mais c’est ainsi. Ce type de comportement est un anachronisme de plus.

Après plusieurs séances de négociation, l’évidence saute aux yeux. Il s’agit autant d’une négociation sur la représentativité syndicale que d’une négociation sur la recomposition syndicale impulsée par la CGT et la CFDT qui voudraient voir le syndicalisme français se recomposer autour de deux pôles. Un pôle à dominante protestataire autour de la CGT, un pôle à dominante réformiste autour de la CFDT. Cette conception trop manichéenne à nos yeux, ne correspond plus à ce qu’est devenu le syndicalisme français.

Pour arriver à leurs fins, la CGT et la CFDT ont imaginé un mode de scrutin, qui s’apparente à une usine à gaz, et dont la mise en œuvre aurait pour première conséquence de laminer les « petites » organisations et signerait de fait leur disparition. Comme l’a dit fort justement le représentant de l’une des confédérations à la sortie d’une séance de négociation : « nous - entendez par là les partenaires sociaux - n’avons pas vocation à désigner du doigt les organisations syndicales qui devraient mourir. »

Cette prétention à la recomposition syndicale, vieux serpent de mer du syndicalisme français, se heurte à la réalité : le pluralisme syndical. Et si ce pluralisme syndical est une fiction, à la CFDT et à la CGT d’en apporter la preuve, en démontrant leur capacité de rassemblement. Ce que jusqu’à présent, elles n’ont pas fait.

Car la seule question qui vaille est la suivante : la recomposition syndicale doit-elle être avant tout affaire de volonté, de libre adhésion à une ligne syndicale et à un projet ou doit-on la régler de façon bureaucratique en jouant sur le mode de scrutin ?

Pour nous, la réponse est claire : toute recomposition forcée signerait l’échec non seulement de ceux qui l’auraient initiée mais affaiblirait considérablement l’ensemble du syndicalisme français. Au regard de ces enjeux, les élections prud’homales prennent un tout autre relief. Ce qui se joue là, c’est le paysage syndical de demain. L’UNSA y prendra toute sa place !

Alain OLIVE

Par UNSA UD 86 - Publié dans : unsa infos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 22 mars 2008 6 22 /03 /2008 19:18
La loi Fillon de 2003, relative à la réforme des retraites, a prévu un rendez-vous tous les quatre ans. Mise en place en 2004, le point doit être fait en 2008 : nous y sommes.

Les constats ne sont pas encourageants. Le déficit de l'assurance-vieillesse s'est accru plus vite que prévu à cause :
- des départs anticipés des salariés aux longues carrières ( début à 14 ans )
- des départs anticipés de salariés ne voulant pas subir les effets de la loi, notamment la décote
- des départs anticipés par le simple fait que les employeurs remplacent les « seniors » par des jeunes. Seulement 37% des salariés de 58 ans sont encore en activité.
-
A ces réjouissances, il faut aussi ajouter que les caisses sont vides du côté de l'assurance-maladie ou de la dépendance.

La question centrale de 2008 sera celle de la sauvegarde de notre système solidaire de protection sociale et notamment de la sauvegarde de notre régime de retraite par répartition.

Il faut absolument éviter le système par capitalisation, qui peut s'avérer catastrophique pour les salariés ( voir ce qui se passe en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis ).
L'UNSA revendique toujours le départ à la retraite à 60 ans avec un taux plein ( 41 ans de cotisation en 2012 ). Encore faut-il que les salariés puissent effectivement cotiser pendant une telle période !
La réponse se trouve au niveau de l'emploi : sur les débuts de carrière et les fins de carrière, l'emploi des seniors.

Des moyens supplémentaires seront nécessaires, c'est la condition de survie du système par répartition. Mais l'effort doit être partagé, des salariés aux entreprises, notamment revenir sur les énormes exonérations de charges dont bénéficient les entreprises. Et traquer les « niches sociales » qui échappent aux prélèvements solidaires : sur les stock-options, ce sont trois milliards d'euros qui pourraient être récupérés.

Les négociations qui vont s'ouvrir doivent aussi porter sur un financement pérenne, le système de décote et surcote, la pénibilité du travail.

L'efficacité syndicale sera de prendre en compte l'état des lieux mais aussi, surtout, la survie du système de retraite par répartition.
L'UNSA prendra toutes ses responsabilités.

Par UNSA UD 86 - Publié dans : unsa infos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /2008 16:26
Une liste à jour des Conseillers du salarié vient d’être éditée par la Préfecture et l’Inspection du travail. Cette liste est à la disposition des salariés dans toutes les mairies, à la Préfecture, à l’Inspection du travail et au greffe du Tribunal des Prud’hommes.
 
Chaque salarié qui travaille dans une entreprise dépourvue de représentant du personnel ou de mandatés syndicaux peut se faire assister par un Conseiller du salarié. La mention des droits doit d’ailleurs figurer dans la lettre de convocation à un entretien préalable.
 
Pour l’Union départementale UNSA, des Conseillers du salarié sont à votre service :
 
Poitiers-Nord-Vienne :
  • Martine Richaud 05 49 52 71 00
  • James Furphy     06 81 73 06 05
 
Montmorillon-Sud-Vienne :
  • José Romelé       06 87 36 50 88
Par UNSA UD 86 - Publié dans : unsa infos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés